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mercredi 3 octobre 2007

Le cinéma devient bigleux!

Ah le cinéma.. la sortie préférée de tous les français juste devant la promenade pépère du dimanche! Un lieu de toutes les rencontres où le lobotomisé fan de Pirates de Caraïbes, le serial-killer du coin et le bouffeur de pop-corn salé peuvent se rencontrer. Autant dire que ce carrefour culturel est l'échantillon idéal pour le dernier sondage de Femme Actuelle (sur l'utilisation trop fréquente du micro-onde pour réchauffer les pâtes...). Ce que ne savent pas nos trois improbables péquenauds, c'est que leur cinéma se foue peut-être d'eux. Je ne parle pas des films (ils ne fichent aussi de vous, enfin les 3/4...) mais bien des salles obscures où vous avez l'habitude de cracher 8 euros pour une bouse commerciale.

En effet depuis quelques temps, certains cinémas sont sujets à polémique. Je m'explique... Je prends Robert Dubois, français moyen de 42 ans travaillant au péage autoroutier d'Artenay dans le Loiret. Comme la brebis idiote que nous sommes tous, il suit le berger qui, dans notre exemple, est un film pourri appelé Les 4 Fantastiques (ça va péter alors il est content Robert!). Bref, notre ami se place au milieu de la rangée un peu en retrait histoire profiter à fond du son "Surrrround"! (accent patate chaude de rigueur!). Depuis 10 minutes le film est lancé, là Robert commence à s'essuyer ses lunettes mais rien n'y fait : l'image lui semble un tantinet flou. Et là il se dit que dans ce cinéma, sa vue lui semble étonnamment moins bonne. Non Robert, tu n'as pas besoin d'un rendez vous chez l'ophtalmo : ton cinéma fait partie des mauvais élèves qui abusent de leur client. Concrètement, l'image de nos films parait de plus en plus flou, manquant cruellement de piqué même dans les premières projections. On peut facilement vérifier ce phénomène en observant la bande noire du scope qui se fond légèrement avec le film lui-même. Le flou gomme le détail et la lisibilité de l'image devient pénible, provoquant un léger mal de crâne à la fin.

Pourquoi ce flou ? La raison est purement économique. Sans rentrer dans les détails, le projecteur de la salle de cinéma est un peu comparable aux caméras mais à l'envers. Comme elles, il est nécessaire d'effectuer une mise au point afin d'obtenir une image nette. Une pratique très simple mais qui nécessite ce qu'on appelle une "tourelle", un accessoire assez coûteux qui permet un réglage automatique du focus entre les différents types de bandes. En effet, il existe plusieurs ratio d'images : 16/9 (1.77), Ecran Large (1.85), Cinemascope (2.35)... qui peuvent différer entre les bandes annonces, les pubs et le film lui-même. Sans tourelle le projectionniste est contraint de faire la mise au point à la volée et succinctement, relevant ainsi du proprement laborieux. Mise à part le flou, on peut également réduire la puissance en Watt des projecteurs et apaiser le coût EDF. Ceci à pour effet d'appuyer beaucoup trop les contrastes et d'assombrir inutilement l'image. Scandaleux donc...

Les mauvais élèves à pointer du doigt sont les cinémas franchisés. Eh Thonon non ? Par soucis d'économie, beaucoup de ces cinémas n'équipent pas tous leurs salles de tourelles provoquant ainsi ce flou qui dessinent tant de sourire sur la bouche des ophtalmologistes. Un scandale compte tenu du prix exorbitant des places et du pop-corn. Mais l'arnaque ne s'arrête pas là. Le son n'est pas en reste. Il existe trois grands formats de son numérique : Dolby Digital, DTS (Digital Theatre Sound) et SDDS. Chaque film a ainsi son format audio numérique. Pour réduire leurs coûts fixe, des grands distributeurs de cinéma signe des contrats d'exclusivité avec certains formats. Le cinéma de Robert est exclusivement Dolby Digital mais les 4 Fantastiques est en DTS. Pour avoir du son, on "downmixe" le DTS 5.1 en Stéréo Analogique, universellement compatible. Les conséquences : un effet d'enveloppement absent et un son linéaire. Pire encore, certaines salles coupent leurs caissons de basse ce qui a pour effet d'écraser la dynamique de la bande sonore et qui donne au spectateur l'impression d'écouter de la FM à plein volume. Robert est blasé... et il n'est pas tout seul.

Ce dossier sur ces abus n'en est pas au point mort. Une plainte aurait été rédigé en vue d'être envoyé au ministère de la culture et de stopper cet abus inacceptable. En attendant, privilégiez les cinémas moyens aux multiplexes, c'est le même prix mais la technique est au rendez-vous.

dimanche 30 septembre 2007

Pourquoi le CD Audio est en crise

S'il y a bien un média que tout le monde affectionne c'est bien la musique! (sauf M.Pokora, qui préfère le terme de "bruit"). Comme tout le monde le sait, la musique nous vient de l'intérieur mais encore plus de notre porte-monnaie. Afin que tout le monde puisse en profiter, il faut bien pouvoir partager cet art intemporel. Pour ça on a inventé plusieurs moyens techniques. Le plus célèbre et le plus nostalgique à la fois aura évidemment été le vinyle. Une sorte de pneu que l'on a passé sous un rouleau compresseur et sur quoi on a réussi à foutre du son (ne me demandez pas comment j'en sais rien). Ce support a connu de nombreuses heures de gloire et cela se comprend : coût de fabrication assez faible pour l'époque et surtout une qualité d'écoute irréprochable qui reste encore une référence aujourd'hui. Mais le vinyle est handicapé par sa taille et oblige l'auditeur à subir un bruit d'autruche en plein orgasme s'il veut passer à la piste suivante. Bref le CD Audio débarque en grande pompe au début des années 80, emportant avec lui un élan de révolution technologique!

Contrairement à l'enthousiasme publicitaire de son lancement, la qualité sonore du CD-A est similaire voir légèrement inférieure à celle des galettes noires. En revanche, elle compense ceci par une meilleure ergonomie, une durée de vie plus longue et profite de l'évolution du matériel acoustique. Pas cher à produire, pratique... Ce support devient très vite incontournable. Tellement même qu'il semble symboliser l'industrie musicale moderne. Depuis 25 ans déjà, le CD-Audio est le support par défaut de la musique mais cette extraordinaire longévité s'explique plus par la frilosité de l'industrie du disque que par la perfection du format. En effet, le "disque laser" (comme on disait à l'époque) fait de la survie : pas cher à produire, pratique... pourquoi passer à autre chose ?

Malheureusement le fléau du piratage veille... Un CD de musique, un logiciel d'extraction et d'encodage gratuit, une connexion internet.. et c'est parti pour une diffusion massive de droits d'auteurs bafoués. Un phénomène incontrôlable qui va plomber la majeure partie des groupes de disquaires. Si les artistes commerciaux sont épargnés, ce sont les petits artistes qui vont se passer la corde au cou... Les grands labels vont profiter du téléchargement illégal pour encore mieux vendre leurs artistes "bankables". Ainsi, on tente de prendre à contrepied la diffusion du MP3 illégal en proposant le téléchargement pas cher (mais très cher quand même) de musiques à la carte sur internet. Un succès retentissant à vous faire gerber du billet vert. En parallèle à cela, le CD-Audio s'allonge confortablement dans sa tombe... Devenu trop cher et victime d'une campagne mensongère à propos du MP3/WMA/AAC, nos rondelles nacrées vivent leurs dernières heures. En effet, un son compressé en MP3 est, même à débit élevé, acoustiquement inférieure au format PCM du disque laser (car non compressé). Mais le MP3 est tellement commercial (tout le monde croit que c'est mieux que le CD-A) que les industriels du disque misent à fond dessus, bien au dépend du passionné du bon son qui devra bientôt se contenter d'un son moins bon et protéger par un verrou (le DRM, Digital Right Management, verrou numérique protégeant le droit d'auteur).

Technologiquement, le CD-Audio a pourtant failli être remplacé à de nombreuses reprises au début des années 2000. Le premier c'est bien évidemment le DVD-Audio, proposant un son multi-canal 5.1 ou 7.1 avec une compression sans perte (le Dolby TrueHD) et encodé sur une résolution de 24 bits (16 bits pour le CD) proposant ainsi une limpidité totalement nouvelle. Malheureusement sorti trop tôt, il est trop cher et n'est pas suffisamment appuyé par les industries en général. Il se ramasse comme un vieux caca... Vient ensuite le SA-CD (Super Audio CD), on revient au CD-Audio et son prix de fabrication faible mais on y place cette fois un son 5.1/24 bits avec compression (mineure). Personne ne suit malgré un tarif décent. Le MP3 est bien trop rentable, enfin quoique...

Oui car en effet, on se rend compte aujourd'hui que les revenus tirés des sites comme iTunes ou autres ne rivalisent pas, loin de là, avec les marges que l'on a pu avoir dans les années 90... De plus, beaucoup de gens apprécient encore d'écouter un son de qualité sur leur installation hi-fi. Avec la démocratisation du 5.1, cet effet est encore renforcé. Ce qui est frustrant, c'est que les industries ont longtemps pensé que le MP3 pourrait remplacer le CD-Audio mais c'est faux. Celui-ci doit être considéré comme une alternative de partage et non comme une révolution. Un redressement de l'industrie du disque passe obligatoirement par un nouveau format standard qui profite de l'évolution acoustique (5.1, 24 bits...). Voilà qui inciterait les gens à débourser de nouveau pour la musique. Alors c'est pour quand ?

lundi 10 septembre 2007

Le syndrome de Derrick ou "réaction spontanée de soporification en chaîne"

Je remercie Amélie pour m'avoir proposé ce sujet atypique : le syndrome de Derrick, le phénomène qui pousse tout un peloton d'humains à bailler consécutivement. Ceci n'est pas une maladie, plutôt une réaction humaine qui prend sa source dans les abîmes les plus reculées de notre cortex cérébral. Le sommeil nous est familié à tous, il est naturel . Il intervient essentiellement la nuit pour nous reposer et faire la "maintenance" de notre corps. Nous nous endormons parce que nous sommes fatigués ou tout simplement pour répondre à un cycle quotidien exigé par notre corps. Mais il y a des exceptions... Parfois nous nous endormons sans raisons apparentes. Deux causes : l'une pathologique et l'autre physique. La première c'est la narcolepsie. Une maladie biologiquement pas trop grave mais qui peut fortement handicaper la vie quotidienne. Le sujet s'endort alors brutalement, et sans prévenir, à n'importe quelle heure de la journée, pour une durée indéterminée. Cette curieuse maladie a d'ailleurs inspiré un film amusant : Narco, avec Guillaume Canet et Benoit Poolveorde. L'autre phénomène (physique) n'est pas considéré comme pathologique mais peut aussi avoir des conséquences négatives sur notre vie courante, c'est notre sujet d'aujourd'hui : le syndrome de Derrick et ses composantes.

Si la narcolepsie à ses origines dans la génétique, le syndrome de Derrick est quant à lui provoqué en grande partie par des stimulis extérieurs qui progressivement, vont endormir le sujet au stade II (stade de somnolence du sommeil). Symptomatiquement, une victime du fléau derrickien va succomber à une somnolence totalement incontrôlable et plus ou moins durable selon l'intensité de ces stimulis. L'originalité de cette maladie légère, c'est son caractère très contagieux. Oui car ses effets se propagent très rapidement et les sujets sont irrémédiablement touchés dès lors que l'individu "encore sain" observe le baillement ou les paupières lourdes d'un cas déjà contaminé. Les symptômes apparaissent immédiatement : baillemment infinissable qui pourrait faire déglutir toute une colonie de mouches tsé-tsé avant que le sujet ne se rende compte qu'il ouvre la bouche; paupières lourdes (attention ce symptôme est variable, nous y reviendrons); une attention quasi-inexistante même avec une overdose de vitamine B11 ou 3 cachets d'ectasie; et enfin une diminution de la température de corps qui provoque l'envie d'un gros oreiller bien douillet.

Le syndrome de Derrick peut avoir plusieurs variantes : la plus connue est appelée "le symptôme du Bêcher" que certains reconnaîtront par l'"État second" (au nom propre) dont la caractéristique est l'inactivité des paupières. Concrètement : le sujet dort les yeux ouverts. Cette version est observable le plus souvent en cours, dans une réunion ou dans les messes catholiques où une apparente concentration dissimule un sommeil morphéique. La "victime" parait attentive et intéressée alors qu'en réalité elle réfléchit si le nouveau canapé acheté à Ikéa n'aurait pas mieux sa place dans le coin du salon.

Ce phénomène intervient généralement en groupe où une personne fait un interminable monologue sur un sujet qui dépasse (ou trépasse) la compréhension de ses auditeurs. On peut également en être victime tout seul devant certaines séries allemandes comme Derrick (d'où est tirée son nom) ou Un cas pour deux. On l'observe aussi dans les cinéma d'arts et d'essais français et dans les bureaux de postes où la machine à café a rendu l'âme.
Des stimulis intérieurs peuvent également renforcer la sensation d'endormissement. Exemple : les frites. N'accusons pas nos pauvres frites mais plutôt leur amidon qui les compose et dont leurs propriétés molléculaires complexes rallongent considérablement la digestion et donc l'endormissement. Pour limiter les risques d'être victime du syndrome derrickien, évitez les McDo, remplissez tous les jours votre bouilloire de café serré et surtout... abonnez vous à Closer! Oui il parait que ça stimule l'attention...

mardi 4 septembre 2007

C'est la rentrée pour les enfants, les vacances pour les parents!

Après plus de deux mois de congés plus ou moins bien mérités, nos chers têtes blondes retrouvent enfin le chemin de l'école et les joies de la cour de récré. Ouf! Dirons certains... Il est vrai qu'avoir des mioches est un défi de plus en plus corsé aujourd'hui. Eh oui les moeurs changent et les enfants aussi. Je n'ai pas encore le malheur d'en avoir et tant mieux lol! Oui car en l'espace d'une décennie, on a pu constater une transformation très perceptible des comportements infantiles et les professeurs pourront vous le confirmer. Aujourd'hui nous avons la désagréable sensation que nos progénitures deviennent hors de contrôle! Pourquoi ? Attention billet polémique...
Il y a déjà un certain temps que je constate à quel point les gosses n'ont plus peur de rien. Parfois je me remémore mon passage au pays des enfants où les garçons jouaient aux billes, les filles à la marelle et les instit's à grogner sur les réformes du gouvernement Balladur... Je me souviens aussi de cette hiérarchie qu'il existait entre gosses : les gros durs, les moins durs et les têtes de turcs. Un système de dominant-dominé parfaitement huilé qui permettait un ordre radical à l'école et qui prenait parfois des airs de régime pseudo-faschiste où les petits kékés utilisaient la peur pour régner sur leur territoire-récré. C'était fascinant... Mais la classe c'était tout autre chose, un monde parallèle où les gros durs se retrouvaient dans un coin dans la classe et parfois un revers bien mérité sur la pommette gauche, qui un instant, montrait au grand jour les pleurs et donc la looseritude dissimulée du ptit Kevin. Un moment de jouissance quoi! C'est aussi l'époque où l'autorité de l'école est profondément remise en cause. Quelques faits divers viennent enflammer les 20 h où l'on parle d'instituteurs castagnant leurs élèves (on mettra de côté la pédophilie qui est hors-sujet dans ce billet). Dès lors, on insiste sur la violence commise par les professeurs et en particulier de la façon dont ils utilisent la répression. On a fait de quelques cas extrêmes, une généralité, résultat : le pouvoir d'autorité du corps enseignant est législativement mis à néant. Les enfants sont excusés en tout et le pseudo-faschisme infantile s'applique désormais en classe.

C'est donc au cours des milieux dans années 90 qu'explose l'anarchie déjà naissante dans les classes et en particulier en école primaire. Une simple réprimande sur un enfant suffit à envoyer l'enseignant devant un tribunal ou pire, se faire refaire le portrait par un parent "un peu protecteur" suivi de près par des associations jactant la victimisation des enfants en classe. Bref, faire régner l'autorité en classe est devenu un exercice à haut risque, en particulier dans les quartiers sensibles où les amalgames de racisme veillent avec un oeil prêt à scander le message politique opportuniste. La seule arme que dispose le corps enseignant c'est l'autorité verbale mais son efficacité se réduit comme peau de chagrin car de plus en plus considérée comme une violence susceptible de briser "l'équilibre de l'enfant". Des théories faites par des psychiatres de supermarché qui ont fait des enfants d'aujourd'hui (et de demain) des êtres totalement ignorants des limites à ne pas franchir et du respect de l'autorité. Et donc pour revenir à ma minute nostalgie de toute à l'heure, je me souviens aussi que les petits respectaient les grands. Même les "gros durs" respectaient les plus vieux! Stupéfaction aujourd'hui de voir des gosses de 7-8 ans provoquer gratuitement des grands de 16-17 ans. Et ce n'est pas rare!

Au delà du non-respect de l'enseignant et de l'autorité, il y a aussi (et c'est d'ailleurs le plus grave) la déperdition de l'autorité parental. C'est simple : les parents doivent pondérer leur autorité sous peine d'être jugés par la loi et de se voir retirer leurs enfants. "La claque", un mot qui rappelle de mauvais souvenirs à tous les individus de + 18 ans. Demander à un gosse de 8 ans ce qu'est une "claque".. "Non ce n'est pas le bruit d'une porte, petit". Il est amusant de constater aujourd'hui comment les parents sont ridiculement faibles face à leur progéniture. Aucune autorité! Et pour avoir la paix, on leur cède tout! Voilà comment faire un enfant incapable d'être un futur adulte. Je pense que cette indulgence parentale que l'on peut considérer comme très grave, est l'une des causes les plus évidentes des problèmes de banlieues. La pauvreté n'est pas la cause de l'anarchie. Un gosse de riche est d'ailleurs souvent enclin à faire des conneries et il existe beaucoup d'enfants bien élevés dans les cités. Sans prôner l'éducation ferme et strict, je pense qu'il est temps de réapprendre aux enfants les limites et le respect de l'autorité. Je ne dis pas ça pour les parents, je le dis pour eux! En effet, il me semble indispensable qu'un enfant (pour être bien) puisse avoir des repères. Quelques claques méritées n'ont jamais fait des enfants-victimes! Sauvez nos enfants.

jeudi 30 août 2007

Pourquoi les grandes villes donnent-elles envie de pisser ?

Non ne rigolez pas! Ce sujet est sérieux. Inconsciemment mais sûrement, notre corps obéit à une règle physique et naturelle : l'envie de faire pipi croît avec la masse humaine et bétonneuse d'une ville. Mais comment est-ce possible Basile ? Je vais, dans ce billet, essayer de donner une explication rationnelle à ce curieux phénomène qui nous touche tous. Mais outre la cause, il ne faut pas non plus oublier les conséquences. Oui, car le déversement de ce liquide jaunâtre (qui a inspiré toutes les blagues les plus fines) pose aussi de sérieux problèmes aux aménageurs urbains. Comment maîtriser la dynamique urinaire dans l'organisation urbaine ? En tant que géographe compétent, j'essaierais de donner quelques éléments de réponses.

Mais avant de nous attaquer aux solutions, tâchons d'expliquer les causes de ce problème très problématique. Tout d'abord, pourquoi urinons-nous ? L'urine est, pour faire simple, une solution essentiellement composée d'eau (95 %), de minéraux non utilisés par l'organisme (calcium, sodium...) et une partie des déchets produits par le corps humain. La première des conditions de pourquoi nous urinons dépend déjà du volume d'eau dans notre corps. Une consommation d'eau normale permet de faire fonctionner notre vessie en lui fournissant son outils de transport. Cela signifie que plus nous buvons d'eau, plus nous stimulons notre vessie et donc l'envie d'uriner. Et là je vous vois venir avec votre mou interloquée... "Quel est le rapport avec les grandes agglomérations ?" Eh bien mon cher Gaston, c'est là que je viens à la première des causes : le stress.
Oui les grandes villes nous stressent, et même que plus elles sont grandes, plus elles augmentent notre tension sanguine. Les automobilistes sensibles du klaxon, les piétons suicidaires, les grands-mères chieuses, les moyens de transports qui sentent le renfermé et la transpiration, les panneaux de signalisation tagués et écrits en araméen... une accumulation de facteurs stressants qui liés ensemble, provoquent la sécrétion d'adrénaline. Le stress donnent envie de pisser à cause de trois phénomènes essentiels : le premier, c'est la consommation au dessus de la normale d'eau. Le stress rend la bouche sèche et fait transpirer. Deuxième cause : l'eau elle-même. En effet, nous avons souvent tendance à confondre eau de source et eau minérale. L'eau minérale, que nous consommons davantage, est plus riche en minéraux lourds, donc susceptible de charger le matériel urinaire. Enfin troisième cause : la marche, le stress, ça donne envie d'un bon gros kebab graisseux ou d'un Big Bac lipideux accompagné d'un bon Coca. C'est salé, c'est sucré... ça donne soif... "Pipi Room Now!"

Je compléterais brièvement ceci en citant quelques causes secondaires. Par exemple, en bons beaufs que nous sommes, la première chose qui nous vient à l'esprit quand on a soif c'est une bonne Kro bien fraîche. Et comme vous le savez, le houblon fermenté met la vessie en émoi... Autre cause, plus fantaisiste mais pas improbable pour autant, c'est la consommation d'asperges. Nous remarquons effectivement que les habitants du Loir et Cher ainsi que les Saumurois, auraient une vessie plus gonflée que les autres à cause du volume d'asperges consommées annuellement (c'est dans ces régions que l'ont produit nos asperges et que nous en mangeons le plus ^^).

Mais je ne parlerais pas de l'envie d'uriner dans les grandes villes si cela ne posait pas de vrais problèmes sociaux et structurels. Chacun a pu le constater par lui-même, c'est quand on a envie d'aller faire pleurer le p'tit Jésus (ou Mère Thérèsa pour nos vénus terriennes) que l'on ne trouve pas une cabine de commodités pour perdre son 1/5 de Litres d'urine. Résultat : nous urinons partout : sur les trottoirs, dans les buissons, dans les boîtes aux lettres, sur les bancs publics, sur les nains de jardins... Ah nous pouvons toujours blâmer nos pauvres chiens qui lèvent la pâte dans les caniveaux! Nous humains ne faisons pas mieux. A cause de cette infestation d'urine, nous empêchons nos SDF d'être à leur aise chez eux, nous décollorons les trottoirs et surtout nous faisons crever tous nos espaces verts! Selon une étude très sérieuse de l'APMU (Agence Parisienne sur les Méfaits de l'Urine), on retrouverait une moyenne de 5,6 cl d'urine par m3 de substrat parisien! Un taux élevé selon les scientifiques...

L'agglomération Parisienne, qui compte 10 Millions d'habitants, est donc frappé par ce syndrome fantôme aux effets bien réels. Comme vous le savez, en 2008 aura lieu les élections municipales. Françoise de Panafieu, candidate UMP à Paris, ferait du stress l'un des enjeux essentiels de sa campagne et donc des effets négatifs de l'urine sur une grande ville touristique qu'est la sienne. Mais des instituts très professionnels travaillent déjà sur des solutions qui permettraient d'enrayer ce fléau. La première des solutions (et la plus ingénieuse) seraient de construire davantage de WC Public (propres) de manière à inciter les gens à faire pipi dans des lieux adéquats. Pour Jean-Marc Gothat, chercheur à l'ADMU, cela aurait un effet triple: "Tout d'abord, il y aurait moins d'urine sous nos chaussures et les arbres crèveraient moins vite. Mais surtout, les cabines de toilettes permettraient de faire de l'ombre l'été et les clochards pourraient s'y abriter [...] Comme le passage de gens seraient plus élevés, ça voudrait dire plus d'argent pour les sans-abris, qui à moyen terme auraient assez d'argent pour quitter Paris et trouver un studio en province. Une solution pour trois problèmes. Comme le shampoing en somme! C'est ce qui s'appelle être efficace non ?". Des mesures de politiques urbaines seraient également en voie d'être approuvées par Bertrand de la Noë, actuel maire de la ville. A commencer par l'autorisation aux hommes de partager les caniveaux avec les animaux ou encore le "PipiLib", projet inspiré du Velib qui consisterait à louer gratuitement, et à la journée, de petits sanitaires portatifs (qui tiendraient dans un sac à dos) permettant de se soulager n'importe où, du pied de la Tour Eiffel jusqu'à la tombe du soldat inconnu. Pratique quoiqu'un peu stupide... Enfin ultime mesure : des séances gratuites de Taï-Chi à la sortie des stations de métros pour détendre les gens afin qu'ils puissent maîtriser leur envie d'uriner. Mais les vendeurs de Kebabs et de bouteilles d'eau crient déjà au scandale! Une crise annoncée ?

Quoiqu'il en soit, on est loin de pouvoir régler avec efficacité le problème du stress et de l'envie de pisser dans les grandes villes. Des énormes agglomérations comme Mexico déplorent déjà l'existence de "Quartiers Vespasiennes". C'est dire si le phénomène est inquiétant...

Alors amis des grandes villes, retenez vous! Car vous n'avez pas fini d'avoir envie de faire pipi!

mercredi 15 août 2007

Le mal être est-il le moteur des sociétés contemporaines ?

Il est 3 h du matin. La pluie bat son plein sur les volets de ma fenêtre. Impossible de dormir. C'est toujours dans ces moments de solitude que l'on se met à réfléchir sur les conditions de notre existence. Je suis bien au chaud dans mon lit avec tout ce dont j'ai besoin autour de moi. Pourtant dehors il pleut... Et là j'ai une envie soudaine de me triturer l'esprit à la fourchette à escargot : sommes nous fait pour être heureux ?

Nous, petits bourgeois nantis et trop fiers pour l'admettre, vivons à une époque formidable dans un pays formidable. Le XXème siècle nous aura apporté tout ce que nos ancêtres ont convoités depuis des millénaires. Ainsi nous avons acquis en quelques décennies le confort, la "liberté", la démocratisation de la démocratie, la télévision, l'internet, la pénicilline, un frigo toujours rempli et des kebabs ouverts 24/24. Que demander de plus ? Rien. Ah si... on attend toujours la TVA à 5,5 % pour les restaurateurs. Avec tout ça Pierre, Paul et Jacques devraient avoir le sourire figé façon Joker et pourtant... Quand on regarde un peu autour de nous, même juste quelques secondes, on peut se rendre compte que le progrès, qu'il soit technologique ou social, ne nous aura pas donné les fruits de ses ambitions.
En 2007, jamais les psychologues n'auront été aussi riches tout comme les laboratoires d'antidépresseurs dont les profits réunis suffiraient à acheter tout un continent. Les jeunes sont de plus en plus adeptes des mines à l'alcool ("indispensables pour s'amuser" mais surtout indispensables pour ne pas déprimer). Le taux de suicide est en hausse exponentielle. Bref, je vous annonce officiellement la fin du genre humain. Bon sérieusement, tout le monde n'est pas encore au point de se passer la corde au coup mais avouons que le fléau de la déprime devient préoccupant, surtout chez les jeunes, comme le souligne de nombreux psychothérapeutes.

Mais revenons à notre nuit pluvieuse et tâchons de savoir pourquoi notre bienfaitrice société contemporaine subit une météo capricieuse. Je n'ai pas la prétention d'apporter la réponse parfaite façon Alexandre Adler. Toutefois regardons un peu ce qui ce passe autour de nous et prenons le petit papouasien sur son atoll (sans Antoine). Il n'a pas de micro-onde, pas de frigo, pas de Qui veut gagner des Millions à 19h sur TF1, pas de Kebab ouvert 24h/24... Est-il malheureux pour autant ? Non. Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas la "tentation d'avoir envie". A vrai dire cette situation est semblable à tout ceux qui ont l'incultisme de la BigMac Culture et du moteur à essence. L'Afrique était un continent heureux jusqu'à ce que l'homme blanc ne leur offre l'envie qu'il ne pourrait jamais satisfaire.
Le malaise est d'autant plus présent dans les mondes industralisés où l'envie est la carotte que nous ne pouvons jamais atteindre . L'ultra-libéralisme qui nous entoure donne toujours envie d'avoir envie sans jamais être satisfait et de nous transporter dans le cercle sans fin de la nouvelle consommation aussi appelée "haute fréquence d'achats éphémères à bas coût". Notre société nous impose une concurrence omniprésente, non pas entre entreprises, mais entre chaque être humains. Pour nous sentir normal et intégré, il nous faut à tout prix le dernier portable, la dernière télévision et pour ceux qui feraient de la résistance à la doctrine du renouvellement intempestif, la société s'arrange pour que vous vous sentiez sous-équipés et par conséquent handicapé dans votre vie quotidienne.

Mais au delà du produit, il y aussi l'être humain. La dictature de la beauté est également un symptôme du syndrome de la société contemporaine. Encore une fois le vilain pêché qu'est l'envie, est sacralisé et code des normes exigentes voir surréalistes. Tout le monde veut être parfait voir sur-parfait. (Je reviendrais dans un futur billet sur la publicité à ce propos). Il suffit de jouer à Second Life pour comprendre que les gens se détestent et jouent systématiquement un rôle pour se promouvoir d'une meilleure reconnaissance et se donner l'illusion d'un bien être. Le monde d'aujourd'hui nous regroupe pour mieux nous isoler.


Le mal être des individus est le facteur le plus compétitif pour doper la courbe ridicule appelée croissance. Se sentir mal donne envie d'aller mieux et de se laisser berner par les mirages du bien être édifiés par le 5ème pouvoir de ce monde : le pouvoir financier.

Attention! Il est vrai que ce billet fait copain-copain avec de grandes thèses altermondialistes. Toutefois je ne crois pas que revenir à l'âge de pierre soit la solution pour être heureux. Par nature, l'être humain cherche à évoluer (et donc progressivement à périr) donc remonter le temps est proprement ridicule. Personnellement je pense que le bonheur passe par une quête difficile mais pas impossible : se satisfaire de ce que l'on a et surtout de ce que l'on est. Concrètement il faut encadrer le progrès et en tirer le meilleur parti. La médecine, la liberté d'expression, manger à sa faim restent des avancés incontestables. L'acceptation de soi est aussi le meilleur moyen pour plaire. Ce n'est pas parce que l'on est "beau" que l'on est plus intéressant ni meilleur au lit.

mercredi 8 août 2007

Le phénomène Second Life



Ignorant est celui qui n'aura pas entendu parler de ce curieux jeu appelé Second Life. Les médias n'ont pas manqué de parler de cette "nouvelle expérience de jeu" comme une révolution vidéoludique. J'ai été plutôt curieux de tester ce monde virtuel et je reste mesuré à propos des superlatifs employés pour qualifier le jeu.

D'abord qu'est ce que c'est Second Life ? (ou Seconde Vie en langage saucisson). Comme son nom l'indique, ce programme vous propose de vivre une vie parallèle dans un monde imaginaire. Le mot "imaginaire" prend d'ailleurs tout son sens car dans Second Life les programmeurs sont, en quelque sorte, les joueurs eux même! En effet, et il faut au moins lui reconnaître ça, Second Life est révolutionnaire dans sa capacité à se modeler aux envies des joueurs. En gros, les créateurs originaux se sont contenté de créer un environnement 3D et une interface. Les membres créent ensuite leur propre monde en modélisant eux mêmes leur ville, leurs objets ou leur espace de vie grâce à des utilitaires intégrés au jeu. Le monde est divisé en "îles" elles mêmes divisées en parcelles, dont s'approprient les joueurs fortunés ou chanceux, et peuvent ensuite bâtir dessus (sinon les terrains se louent). SL propose aussi de dessiner votre propre personnage, physiquement, mais aussi sa propre destiné en lui trouvant un boulot ou en lui forgeant un réseau d'amis. L'ambition de Second Life est de créer une vie le plus proche possible de la réalité et il faut avouer quand dans ce sens, on s'en approche. Du moins en théorie.


En effet, dans la pratique, les prétentions de SL sont quelques peu bafouées. Dans un premier temps, on galère à s'adapter au jeu qui est assez complexe. Mais une fois maîtrisé, on est agréablement surpris par l'étendu des possibilités. Second Life procure un sentiment de liberté très agréable. Les graphismes en 3D sont sommaires mais restent décents. On a effectivement l'impression de vivre une vraie vie, les contraintes en moins (pas d'impôts, pas de constipation occasionnelle^^). Les joueurs ne se contentent pas de se balader naïvement comme des touristes, il est possible d'animer le jeu par des évènements comme des fêtes, des rendez-vous politiques ou des forums géants de discussions. Malheureusement SL est encore handicapé par son audience assez modeste. Les nouveaux inscrits sont nombreux (200 000 français pour l'année 2006) mais seul un noyau dur de joueurs (environ 3000) se connecte régulièrement. La faute à une mauvaise accessibilité, l'absence d'un portail francophone et surtout d'une aide digne de ce nom. Même pour les anglophones, il est ardu de s'y retrouver sur le site officiel de SL qui ressemble à celui d'un site pour lotion capillaire. Les tutoriaux sont également assez maladroits, même si heureusement, il existe des îles conçues pour aider les joueurs débutants. Quoiqu'il en soit, le monde de Second Life est plutôt vide et certaines îles sont carrément laissées à l'abandon. Il existe tout de même des îles "populaires" où il est toujours possible de retrouver du monde avec qui tailler le bout de gras.

Dans la réalité, Second Life est pénalisé dans ses ambitions à cause d'un accès peu adapté pour les joueurs non initiés. SL est à l'heure actuelle plutôt un t'chat géant en 3D, ce qui en soit est plutôt pas mal. En effet, l'ambiance est plutôt sympa et sérieuse dans ce jeu. On y rencontre facilement des gens intéressants et pas forcément des geeks (ceux dont la "First Life" est devant leur PC). Derrière ça, une poignée de joueurs essaient de donner vie à ce deuxième monde. Mais comme on dit : Rome ne s'est pas construite en un jour et SL n'a pas encore atteint l'âge de la puberté. Sa marge de progression est donc encore importante.


Autre reproche : la certaine anarchie et la décadence qui englue une partie du jeu. Il faut reconnaître que le sexe est omniprésent dans Second Life et que 40 % des enseignes relèvent d'un goût douteux. A ne pas mettre entre toutes les mains donc. La publicité est aussi très invasive même si elle renforce le côté réaliste et participe largement au financement des serveurs qui nous permettent de jouer.

Second Life est une expérience séduisante mais n'en est qu'à ses balbutiements. Pour ceux qui désirerait me rencontrer dans le jeu, je suis LeoMaxx Sautereau, membre du KeyNight Club et je déambule souvent dans les îles French Town et French Riviera. On s'y retrouvera peut-être!

jeudi 12 juillet 2007

Développement durable : principes et réalités

Vous avez très certainement déjà entendu parler du développement durable mais savez vous exactement ce que cela signifie ?

La notion de développement durable est né en 1987 suite à la commission Bruntland et le rapport très célèbre qui en naîtra. Celui ci tire la sonnette d'alarme quant à l'épuisement très rapide des ressources mondiales. Depuis 1950, les pays industrialisés vivent dans l'abondance et l'esprit de démesure (Trentes Glorieuses en France). Ceci va éveiller la nécessité d'une gestion plus rigoureuse des richesses (comme l'eau) ou une optimisation de l'espace (ralentissement de l'étalement urbain)...

Le développement durable, souvent galvaudé, est généralement assimilé à l'écologie. Cette définition n'est qu'en partie vraie. En réalité le développement durable est le croisement de trois concepts fondamentaux que sont
la croissance économique, le respect de l'environnement et l'équilibre social. Concrètement, le développement durable est la satisfaction des besoins du présent mais qui ne doivent pas compromettre la survie des générations futures.



Ce grand principe est initialement porté par des courants progressistes mais on le divise pourtant en trois grands courants politiques qui impose leur propre vision du développement, parfois très contrastée:

Le courant
socialiste est le plus proche des grandes idées rapportées par la commission Bruntland. Il s'appuie sur l'idée d'un équilibre relatif des hommes et de la nature en s'appuyant sur des projets considérés comme "raisonnables". Le seuil des 20 % d'énergie renouvelable exigé par la loi européenne de 2000 est une directive inspirée de ce grand cercle d'idées. Toutefois même modéré, la vision socialiste du développement durable n'est pas toujours applicable car elle se heurte aux divergences d'opinions (ex : Le nucléaire en France est considérée comme une énergie "propre").

Le courant
libéral est finalement assez proche du courant socialiste mise à part que la notion de "long terme" est souvent octroyé au bénéfice du "moyen terme". Pour les libéraux, on ne peut assurer un développement sur le long terme car le progrès technologique, vecteur de notre civilisation, implique des révolutions régulières. On ne peut pas déterminer avec exactitude la viabilité de tel ou tel choix sur une période supérieur à 20 ans (ex: les énergies renouvelables ne sont pas la solution pour satisfaire la demande énergétique dans un futur lointain). Néanmoins la pollution, les inégalités sociales peuvent avoir des effets néfastes sur la croissance économique. Autrement dit il faut trouver un équilibre (le développement durable à moyen terme) pour péréniser au mieux la qualité de vie des peuples.

Le courant
radical est la tendance la plus extrème du développement durable. Elle est défendue par les organisations écologiques et les mouvements alter mondialistes. Les grands axes sont simples : faire disparaître à court terme toutes sources productives néfastes, d'une manière ou d'une autre, à l'homme ou à la nature. Si la finalité est exactement la même que les précédents courants, les méthodes changent. Le courant radical est le plus brutal et ne fait aucun compromis. Cette tendance reste mineure mais très influente aujourd'hui.


Le développement durable est un principe qui semble toucher n'importe qui car elle s'attache prioritairement à la survie de l'espèce humaine qui depuis quelques années semblent avoir son espérance de vie considérablement réduire. Si le réchauffement climatique est un phénomène logique et sensiblement exagéré (l'homme a su s'adapter à tous les changements climatiques), il y a d'autres problèmes, moins voyants, dont on ne parle pas vraiment : celui des concentrations humaines et des problèmes que cela implique. Le circuit de l'eau potable en est un parfait exemple. L'eau devient un luxe et deviendra également l'objet de toutes les prochaines guerres d'ici quelques années... En attendant, vivez!

samedi 19 mai 2007

DVD à la poubelle! : vive le HD-DVD et le Blu-Ray!


Vous ne le savez peut-être pas mais le DVD-Vidéo qui fut une révolution à son lancement s'apprête à être remplacé non par un mais deux nouveaux format de galettes : le HD-DVD et le Blu-Ray

Le HD-DVD possède une structure proche du DVD que nous connaissons mais avec un espace de stockage plus important (15 Go contre 4,7 Go pour le DVD) avec des coûts de production à peine plus important.

Le Blu-Ray lui est assez différent même s'il lui ressemble visuellement. Il possède une capacité de stockage encore plus importante (25 Go). En revanche, les coûts sont assez élevés...

Chose rare depuis la création des médias vidéos, nous aurons droit à deux formats en concurrence sur le commerce, sachant qu'à moyen terme un seul vaincra!

Quel est l'intérêt de faire évoluer le DVD ? Pas mal en fait, le plus évident étant l'image. Une image de DVD est rasterisé (sous forme de pixels) mais limité à cause des téléviseurs à tube cathodique qui autorise une résolution maximale de 720 pixels sur 576 pixels (la VHS avait un niveau de détail estimé à 352 pix sur 288 pix). Aujourd'hui avec l'arrivée des écrans LCD haute définition, les films peuvent être alors diffusés à des résolutions beaucoup plus élevés (jusqu'à 1920 pixels sur 1080) ce qui se traduit par un niveau de détail accru et encore jamais vu. Plus de pixels prend également plus de place, voilà pourquoi le HD-DVD et le Blu-Ray interviennent car ils peuvent stocker davantage de données.

Les techniques de compression ont aussi évolué. On ne peut pas enregistrer une source à l'état brut car celà prend beaucoup de place. On utilise donc un codec de compression. le DVD utilise le MPEG2, encore beaucoup utilisé notamment pour la TNT. Le Blu-Ray l'utilise encore pour baisser ses coûts. Le HD-DVD utilisera dorénavant le VC-1 inspiré du Windows Media Video 9 assez connu du grand public. le MPEG4 Haute Qualité (H.264/AVC) prend progressivement le relais du MPEG2 pour le Blu-Ray. le VC-1 et le MPEG4 occuppe 2 à 3 fois moins d'espace que le MPEG2.

L'image des Blu-Ray et HD-DVD possède une image encore jamais vu avec un niveau de détail impressionnant! Matter quelques trailers HD sur internet pour vous convaincre.
En plus de l'image, ces deux formats proposent de nouveaux bonus comme les commentaires vidéos qui s'affichent en surimpression de l'image.

Quel est l'intérêt de la Haute-Définition pour les films tournés en pellicule ? Aucun problème car on oublie que l'image n'a jamais été employé à la perfection à l'heure actuel. En effet, la définition de l'image argentique est estimé à plus de 8 Millions de pixels (2 Millions pour le BDR et le HD-DVD), les films en HD numérique sont tournés de 9 à 12 Millions de pixels. Les films argentiques ont encore de beaux jours devant eux.

Et le son ? le DVD avait déjà révolutionné le monde acoustique avec la démocratisation du Dolby Digital 5.1 et du DTS. Toutefois, pour des questions d'espace disponible, le son était compressé, ce qui se traduisait parfois par un léger étouffement et une utilisation des aigues pas toujours optimisé. Dorénavant, la question de l'espace n'est plus un problème. Dolby propose une mise à jour de son format : le Dolby Digital Plus avec des possibilités de fréquences et de qualités plus évolué mais celà reste compressé. le DDPlus a au moins le mérite de rester compatible avec les amplis décodant le Dolby Standard. En option, on pourra trouver une piste en Dolby TrueHD qui propose cette fois un son mathématiquement parfait car sans pertes de fréquences. De son côté, son concurrent DTS propose le DTS HD High Resolution et Master Audio (aucune perte). Dolby TrueHD et DTS HD ne seront pas compatibles avec les amplificateurs sonores actuels mais pourront proposer un son sur 7.1 canaux réels.

Pour profiter ces nouveaux standards de la télévision, il est indispensable de disposer d'un téléviseur LCD ou plasma bénéficiant de la norme "HD Ready" ou "Full HD" (encore mieux!).

samedi 12 mai 2007

Le monde du logiciel libre : révolution libérale ou libertaire ?

Relativement minoritaire jusqu'à la fin des années 90, le monde du logiciel libre explose depuis quelques années. Mais d'abord qu'est qu'un "logiciel libre" (ou freeware) ? Il s'agit d'un programme réalisé totalement bénévolement et libéré de droits d'utilisations (le célèbre "copyright"). Les codes du programme peuvent être également partagé, on parle alors d'"open-source". De cette façon, tout le monde peut contribuer au développement du programme en y apportant son petit grain sel. On voit alors se créer de véritables communautés de programmeurs à travers le monde travaillant ensemble.

Le freeware peut être distribuer gratuitement, légalement et sans aucune contrainte. En contrepartie, l'auteur ou les auteurs ne bénéficient d'aucune rémunération.

Les logiciels open-source deviennent aujourd'hui de véritables alternatives gratuites aux logiciels payants (software). Un succès tel que les entreprises qui développement les softwares s'inquiètent de ce phénomène et pour cause : la qualité du gratuit a tendance à surpasser la qualité du payant. Il suffit de prendre quelques exemples bien connus : le navigateur Mozilla Firefox est en voix d'être le plus utilisé en Europe et ce malgré les efforts d'améliorations de son concurrent Internet Explorer; la suite bureautique OpenOffice concurrence directement MicrosotOffice et le fossé qui les sépare est de plus en plus mince; le lecteur Video Lan Client (VLC) programmé par une commauté de français est reconnu comme étant le plus performant et sa popularité grimpe en flèche à tel point que Google ou le fournisseur d'accès Free l'utilise pour leurs services vidéo... Il y a bien d'autres exemples encore!
Le monde du libre vient jusqu'à se frotter aux systèmes d'exploitations. Microsoft (Windows pour le PC) et Apple (MacOS pour les Mac) s'inquiètent sérieusement du phénomène Linux. Système totalement gratuit, complet et particulièrement fiable. De nombreuses entreprises et administrations l'ont adopté pour des soucis d'économies et de stabilité (le système Unix est remarquable pour sa réactivité et son bon fonctionnement).

Le logiciel libre : révolution libérale ou libertaire ? Une question bien floue aujourd'hui. Le Parti communiste français a pendant les élections accordé tout un passage sur la nécessité de soutenir la programmation bénévole. On pourrait alors penser que ce phénomène numérique est une attaque portée au capitalisme. Pas sûr. En effet, il ne faut pas oublier que le libéralisme, principe souvent acquis par la droite, est un concept basé sur la création libre de richesses. Le numérique payant est en effet souvent considéré comme un frein à la production car beaucoup trop réglementé. Le cas Windows est le plus probant. Il représente un coût important pour les entreprises qui veulent réduire leurs dépenses. Si la communauté de l'open-source était vraiment un danger, elle aurait été depuis longtemps enrayée. Elle constitue même une véritable opportunité pour le soutien de la croissance. L'ordinateur n'est pas un consommable, c'est un central qui permet de produire et de générer des profits. Tout passe par le numérique aujourd'hui, le software agit comme un pare-feu qui ralentit les transferts intellectuels et financiers. Il est donc l'ennemi du libéralisme.

Qu'est ce qui motive les développeurs de l'open source alors ? Il faut souligner que ces derniers sont souvent des programmeurs qui travaillent parallèlement sur des logiciels payants. D'autres part, il s'agit d'un véritable tremplin pour les étudiants qui souhaitent prouver leurs savoirs.

Ce qui est certain et même probable est que tout ce qui entoure notre ordinateurs deviendra à terme gratuit. D'ailleurs cette transition est accélélée par la croissance du piratage qui est toléré (voir encouragé) par de grands groupes!

Révolution numérique : Gauche toute ou droite toute! A vous de juger!